En l’an 1170... la vicomtesse Sancie, l’infante Léofas, attend un héritier lorsque meurt son jeune époux, Gaston V, vicomte de Béarn. Leur enfant nouveau-né, « difforme en tout son corps », à son tour est frappé par la cruelle mort. La médisance alors se donne libre cours : « Elle a tué son fils en lui donnant le jour ! ». Où est la vérité… ?
Son frère, Sanche, roi de Navarre, estime que Sancie devra subir par l’eau le jugement de Dieu. Elle est conduite en robe blanche, devant trois mille personnes, sur le Pont Vieux. Elle prie. Ses pieds et ses mains liés, elle est jetée dans le gave. Un grand cri… ! Elle disparaît engloutie dans les eaux furibondes… Un grand silence… C’est alors qu’une forme apparaît, à trois portées de flèche elle atteint le rivage et chacun reconnaît le douloureux visage : Sancie est bien vivante, Sancie est innocente !
En remerciement, Sancie broda un riche manteau et l’offrit à Notre-Dame de Rocamadour.