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La Culture Béarnaise

En Béarn, on vit, on mange, on chante, on danse…bref, on profite !

LE BÉARNAIS, ÇA SE DISCUTE

 

Le Béarnais est cet individu à l’accent chantant qui peut parler tantôt français, tantôt sa langue naturelle d’oc, l’occitan, qui sent bon le sud. C’est sur les marchés que le Béarnais semble le plus facilement revenir à ses sources. Peut-être qu’une météo pluvieuse est moins déprimante lorsqu’on en parle en béarnais…. Qu’il fasse « frisquet » ou « cagnard », tout passe de bon matin autour d’un bon café et d’une « chocolatine » et après s’être quitté après une bonne accolade et un grand « adishatz ! ».

LE BÉARNAIS, ÇA SE CHANTE

 

Le béarnais n’est pas seulement parlé, il est aussi chanté avec cœur et fierté. Chaleureux, ce chant véhicule souvent des messages des anciens, met en lumière des traditions, coutumes et légendes hérités des aïeux et rappelant ainsi nos racines.
Chants traditionnels autour de chœurs d’hommes ou plus rythmés, adaptés à la pop moderne, c’est toujours avec émotion qu’ils sont écoutés, partagés et chantés car voici l’âme du Béarn !

Combien ont déjà chanté « l’Immortela », cette magnifique chanson du célèbre groupe Nadau, hymne à la liberté et à l’amour de son pays avec en arrière fond, l’évocation de la tradition de la transhumance ?

Et quel chant n’a pas été rendu plus célèbre que le « Aqueras Montanhas » (merci M. Jean Lassalle ! ). Mais combien connaissent l’origine de celui-ci ? Combien voient derrière ce chant, le fameux Gaston Fébus implorant sa belle de revenir à lui ?

LE BÉARNAIS, ÇA SE BÂTIT

 

La traversée d’un village béarnais provoque souvent un sentiment de chaleur devant ces grandes bâtisses familiales typiques béarnaises. Ces maisons ont une véritable âme et on ne doute pas qu’elles en auraient des choses à raconter. Ici se sont succédées de nombreuses générations, perpétuant chacune les coutumes héritées des précédentes. Face à ces grandes maisons coiffées ici en Béarn des Gaves de tuiles picon, aux couleurs chaudes de terre, et recouvertes de doux galets du gave aux formes arrondies, notre imagination fait revivre ces instants de famille précieux. Grand- parents, parents et enfants s’affairaient tous ensemble dans la cour, à l’étable, au potager, pour nourrir les animaux, travailler sur les moissons de saison, traire les vaches…, à l’aube, en journée ou lors de veillées, mais avec toujours le même entrain, la même motivation et le même attachement à sa famille, ses terres, ses racines. Des petits murets, visibles dans les prés, également recouverts de galets, en « feuilles de fougères » ou « arrêtes de poisson », c’est la fougue et l’innocence des plus jeunes qui occupent notre imaginaire, les faisant escalader, sauter… tout ceci dans la joie et les rires. Et, lorsqu’en hiver les cheminées de ces maisons fument, c’est aux veillées autour de la cheminée dans lesquelles se perd notre esprit…. Une soirée au chaud tout près de l’âtre, à écouter les anciens raconter des histoires tout en dégustant des châtaignes grillées….

Certaines de ces maisons pourraient sembler atypiques et prêter à sourire à l’évocation de leur nom, telle que « la clouque » aux alentours de Salies-de-Béarn. Une maison au nom de poule… mais quel lien vous demandez-vous ? Poulailler, marché aux poules… ? C’est de sa forme que cette petite maison tire son nom, rappelant la chaleur d’une maman poule, abritant sous ses ailes ses petits. Comment ne pas éprouver d’attachement à notre culture après cela… ?

LE BÉARNAIS, ÇA S’HABILLE

 

Si on était un peu chauvin, on pourrait dire que le Béarnais est fort, bien charpenté du fait de ses traditions de travaux de dur labeur aux champs, dans les terres ou à la construction de ses imposantes maisons. Mais non, le Béarnais est ce qui est de plus normal.
Petit, grand, mince, un peu enveloppé… mais, si on devait lui attribuer un signe significatif, dont il est à l’origine (et là sans chauvinisme), ce serait le port du béret sur la tête ! Peut-être par timidité, ou parce qu’il sait rester humble… il s’est longtemps fait voler la vedette en ce qui concerne l’origine de son béret. Combien de fois a-t-on entendu parler du béret « basque » ? Remettons les choses dans leur contexte, le béret doit son apparition à un berger béarnais !
Par contre, le Béarnais n’est pour rien dans la confection de la fameuse (et délicieuse) sauce béarnaise

LE BÉARNAIS, ÇA SE MANGE

 

Parcourir les ruelles d’un village béarnais avec les beaux jours, sur les coups de midi, c’est prendre le risque de se laisser envoûter par le délicieux parfum d’une garbure s’échappant d’une fenêtre ouverte. Hiver, été, il n’y a pas de saison pour déguster une bonne garbure. Quel petit béarnais n’a pas été élevé en mangeant la fameuse soupe « qui fait grandir » ? Réconfortante, rassasiante lorsqu’elle est agrémentée d’un os de jambon ou de manchons de canard, c’est le plat qui réunit toute la famille. Encore faut-il savoir cuisiner une bonne garbure et rien ne vaut la recette secrète d’une grand-mère….

Même si en Béarn on aime tout un tas de bonnes choses, le met qui prend de plus en plus sa place sur les étals de nos bouchers et sur les cartes de nos restaurateurs, est la Blonde d’Aquitaine. Quoi de plus normal quand on sait que parmi les éléments principaux du blason béarnais, ce sont deux vaches qui emportent la première place ? Nos prairies si verdoyantes sont ainsi le refuge de ces belles dames à la robe beige et à la musculature bien dessinée. Elles paissent heureuses, au grand air, parfois lézardent au soleil et c’est ce bien-être que l’on retrouve dans la Blonde d’Aquitaine, cette viande si tendre, chère au cœur de nos éleveurs béarnais.

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